mercredi 22 février 2012

Journée farniente puis Cobá

Après notre chaude virée à Tulum, nous avons profité d’une petite journée de farniente. Comme tous les matins, Élise et moi étions les premières debout et nous avons été faire un petit tour au bord de la mer avant le petit déjeuner.

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Elise en a profité pour faire quelques pas de danse.

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Au buffet matinal, c’était, comme tous les jours, la fête : cochonneries à volonté !

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Chacun devait quand même ajouter un fruit ou un légume à son assiette très garnie par ailleurs : crêpe au coulis de chocolat, sandwich œuf jambon formage, etc.

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Heureusement, toutes ces calories étaient ensuite consommées pendant les heures passées, sans se lasser, dans la piscine. Enfin, pas pour tous…

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Lucas s’est même découvert un nouvel atout :

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Il a eu tellement de succès avec sa gonflette, y compris auprès d’un groupe de jeunes espagnoles, qu’il a récidivé plusieurs fois jusqu’à la fin du séjour!


Le lendemain, nous allions à Cobá, la seule excursion que nous nous permettrons avec l’agence Sun Excursion qui organise les visites du coin. Pourtant une des moins chères, la balade nous aura coûté 337 dollars canadiens sans compter les souvenirs. Mais le site se trouve un peu plus loin que Tulum, dans la jungle, donc moins facile d’accès (quoiqu’on aurait surement pu s’organiser) et nous ne voulions pas rater l’opportunité de faire notre toute première ascension d’une pyramide maya et sans doute la dernière car, comme c’était déjà le cas à Chichen Itza, l’ascension sera interdite au public à partir de mai 2012.

La cité doit son nom, Cobá, aux cinq cenotes qui baignent la région, « kob » signifiant trouble et « ha » signifiant eau en maya. Il s’agit du site le plus important de la péninsule du Yucatán qui ne peut être comparé qu’avec Chichen Itza, son éternelle rivale. La cité s’étendait sur 70 km2 et développa un réseau de 45 sacbeob (routes empierrées) permettant de circuler entre les différents ensembles.

En pénétrant dans le site, on découvre une construction, appelée la Iglesia , ou l'église, une pyramide haute de 24 m, où, jusqu'à une époque récente on déposait des offrandes et du copal. Sur sa gauche, se trouve un tunnel en forme dite d'arc maya ou "faux-arc". Ce tunnel mène à une chambre sous la pyramide.
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Le temps de flâner dans les ruines des bâtiments avoisinant et de prendre quelques photos…

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…et nous avions déjà perdu le reste du groupe. C’est l’inconvénient avec ce genre d’excursions : pas moyen de visiter les sites à son propre rythme. Nous avons rattrapé nos compagnons d’un jour aux abords de l’un des jeux de balle (Pok-ta-pok ou juego de pelota maya) avec ses deux anneaux géants en pierre et ses têtes de mort sculptées au pied. En apparence un passe-temps banal, le jeu était en réalité d'inspiration rituelle et incluait des sacrifices humains. Sur chacun des côtés du terrain long de 32 m, se trouve un anneau dans lequel il fallait, sans s’aider des mains ni des pieds, faire passer une balle, appelée « kik », faite du latex récoltée de l’arbre « chicle ».
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Ce sport d’élite était le prétexte à des paris aux enjeux énormes : la vie. Comme dit Hervé : « Perdre, c’est mal ».

Après encore bien de la marche, ponctuée de quelques arrêts devant des stèles, très nombreuses sur le site, nous sommes enfin arrivés à la pyramide de Nohoch (grand) Mul (montagne), enfouie dans la forêt yucatèque. D’une hauteur de 42 m, avec 120 marches, c’est la plus haute de la péninsule du Yucatan, surplombant la selva.

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Au sommet, le panorama était époustouflant. L’occasion de prendre quelques photos…

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…et de profiter de l’ombre que l’on arrive à trouver au sommet.

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Evidemment, comme on a pris notre temps pour savourer le site, encore une fois, on était les derniers revenus en bas. Tous les autres avaient déjà filé vers le restaurant, la plupart en louant les services des tripoteurs qui attendaient les touristes échaudés par leur ascension sous le soleil et bien à point pour se faire délester de quelques centaines de pesos. Les enfants voulaient aussi faire comme les autres mais nous n’avons pas cédé et c’est à pied que nous avons fait le chemin du retour, dans le très joli cadre de la selva.

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Le buffet du midi, tous entassés avec le flot de touristes déversé par autocars entiers, n’avait rien à voir avec notre petit pique-nique rustique sur la plage de Tulum et la bouffe n’était franchement pas bonne. En plus, c’était encore la course, il fallait avaler ça en quelques minutes chrono pour réembarquer au plus vite direction la prochaine étape : le village maya.

Honnêtement, même si c’est un village maya authentique et que ses habitants expliquent sincèrement leurs tâches quotidiennes et leur mode de vie en général, on n’était pas très à l’aise de s’immiscer ainsi dans la vie tranquille de ces gens, à prendre des photos comme dans un zoo. Élise a quand même pris quelques photos avec son appareil, dont deux de la petite école maternelle.

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Évidemment, avant de finir la journée au cenote, passage obligé par les boutiques.

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Il faut bien avouer qu’il y a pire pour finir une journée : le cenote à ciel ouvert qui fut le cadre de la baignade de la fin d’après-midi était d’une beauté incroyable, comme le sont d’ailleurs pratiquement toutes ces nappes d’eau limpide et bleu-vert, entourées de végétation luxuriante et de roche. Un véritable havre qui invite à la paix, malgré l’achalandage. Mais c’est sans compter sur les trois zozos qui foutent le bordel dans l’eau qui jouent à s’éclabousser en hurlant, et bien sûr en aspergeant au passage les touristes qui ont le malheur de se trouver à proximité. On peut dire qu’Élise, Lucas et Hervé ont bien profité de leur petit bain !

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Et toujours les retardataires: c’est nous! Lucas et Élise étaient les derniers dans le cenote, pour le coup complètement déserté par les autres touristes qui se séchaient déjà (voire même avaient déjà rejoint l’autocar). Mais, au moins, ça a le mérite de donner des supers photos.

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Il a fallu les appeler plusieurs fois avant de les décider à sortir.

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Bilan: une belle journée tout de même, malgré le fait que l'on se soit un peu sentis comme dans un marathon, pour plus de 12 fois le prix de la journée à Tulum, avec en prime une tourista pour tous grâce au buffet même pas bon. Mais on n'a pas pour habitude de regretter ce que l'on entreprend alors on était bien contents de nos visites!

mardi 21 février 2012

Tulum

Pour aller à Tulum, nous avons décidé de nous passer des services très onéreux des agents de voyage pour organiser nous-mêmes notre petit périple. C’est sûr que la tâche est rendue un peu ardue par le fait qu’il faut déjà marcher pendant une demi-heure pour se rendre hors des murs de la Puerto Aventuras, bunker conçu pour le touriste exigeant soucieux de ne pas être dérangé par les vrais mexicains. Lucas n’a pas bronché, absorbé qu’il était par sa lecture (oui, oui, il lit en marchant) alors qu’Élise n’a pas cessé de se plaindre de la chaleur et du soleil qui, il est vrai, tapait déjà fort à cette heure-là. Ça promettait pour le reste de la journée!

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Enfin arrivés sur la route principale, nous avons pris le colectivo qui assure la liaison entre Tulum et Playa del Carmen. Il s’agit d’un mini bus, sorte de taxi collectif pour une douzaine de personnes, mais BEAUCOUP moins cher que le taxi. On était très bien installés et, en plus, c’est parfaitement bien climatisé. Plus de luxe que ce à quoi on s’attendait.

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La cité côtière de Tulum (ou Tuluum) est le site archéologique pré-colombien d’une ancienne cité maya. Elle paraît modeste et peu étendue (6 km le long de la côte), surtout comparée à Cobá ou Chichen Itza mais elle est édifiée dans un site naturel exceptionnel, sur un promontoire rocheux qui domine les eaux turquoise de la mer des Caraïbes et met les bâtiments particulièrement en valeur. L'endroit est tout simplement paradisiaque...

Son nom originel, « Zamá », signifie « l’aube – lieu où le soleil se lève » en maya ancien. Tulum, « muraille » en maya yucatèque plus actuel, est le nom qui lui a par la suite été donné en référence aux épaisses murailles qui défendaient les trois fronts terrestres tandis que les falaises protégeaient le front maritime. D’ailleurs, on pénètre au cœur de la cité par l’un des cinq accès pratiqués dans ces murailles, hautes de 3 à 5 m, qui n'encerclaient pas la totalité de la ville, la plupart des habitants résidant en dehors de cette enceinte (8000 habitants dont seulement 200 à 300 intra-muros). Nous voici pénétrant dans la cité…

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…puis en ressortant, plusieurs heures plus tard, par un accès du côté opposé.
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La muraille prenant fin au bord de la falaise :

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Lucas a pris une photo d’une des tours de guet qui se dressent aux coins des fortifications et qui témoignent de l’insécurité qui régnait dans la région avant l’arrivée des Espagnols.

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Partout sur le site, les iguanes regardent stoïquement le flot de touristes qui envahit le site.

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Voyez-vous l’iguane? Là (avec son petit frère au premier plan).

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La fondation de la cité semble remonter à 564. La cité maya de Cobá utilisait le site de Tulum comme un important port de pêche et de commerce pour les échanges vers d’autres cités de la région. Mais la majeure partie des vestiges datent de la période postclassique tardive, c'est-à-dire après 1200, qui vit l'apogée du site. Le déclin de la civilisation maya avait commencé. Ainsi l’architecture des bâtiments de Tulum, à la facture grossière, reflète cette décadence et diffère des structures plus anciennes et plus soignées comme Chichen Itza. D’ailleurs, beaucoup des toits plats des bâtiments de Tulum n’ont pas résisté au temps et se sont effondrés plus rapidement.

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Notre visite s’est poursuivie aux heures les plus chaudes de la journée. Ma pauvre Lili était épuisée et cherchait le moindre carré d’ombre.

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D’ailleurs, on faisait tous la même chose.

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Heureusement, le site était quand même bien aménagé avec de petits espaces dédiés au repos.

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La pyramide dominant le site est le « Castillo », temple dédié culte de Quetzalcóatl, représenté sous sa forme matinale, Vénus, les pieds dirigés vers le ciel. Plusieurs fois remanié, il tourne résolument le dos à la mer, vraisemblablement pour se protéger des intempéries dans une zone cyclonique. Les archéologues pensent que le Castillo était utilisé comme mirador, par sa visibilité sur la terre et la mer ou comme un ancien phare pour les petites embarcations qui traversaient la haute mer.

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Le temple du Dieu Descendant est orné, dans une petite niche façonnée dans la toiture, d’une gravure en stuc du dieu Ab Muxen Cab (dieu des abeilles ou descendant), élément principal de l’iconographie du site. Il est représenté avec des ailes inversées, comme celles d’une abeille.

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À l'origine, le Temple des Fresques est une construction accompagnant une habitation entourée par un portique sur trois côtés. Les fresques conservées sur ses murs dépeignent une série d’êtres surnaturels vivant dans l’inframonde (Xibalba), qui durant quelques instants apparaissent entre l’obscurité et la lumière. Ces fresques constituent l’un des témoignages picturaux les plus importants de la période maya.

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Les angles du bâtiment sont ornés de gravures et sculptures remarquables, que l’on associe à Kukulkán, le dieu serpent à plumes des mayas.

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Il y avait plusieurs autres constructions intéressantes comme les résidentielles Casa de las columnas et Casa del Halach Uinik.

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La Casa del cénote est un ensemble de constructions accolé à la muraille défensive qui protège un cénote, puit d’eau douce naturel, résurgence des nappes phréatiques de la péninsule du Yucatan. Pour les mayas, ces cénotes était sacrés car non seulement ils apportaient une source de vie indispensable : l’eau, mais ils étaient aussi des portes d’entrée vers Xibalba (l’inframonde).

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Derrière le Castillo, nous avons enfin découvert le bleu de la mer.

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Lucas avait encore son beau sourire pour poser devant le Temple du Dieu du Vent, appelé ainsi en raison de son soubassement arrondi traditionnellement rattaché à Kukulcán, Dieu des vents.

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Mais, la pauvre Élise souffrait le martyr à cause de la chaleur. Elle et moi sommes momentanément ressorties de la ville fortifiée pour trouver de l’ombre dans la forêt. Appuyée sur un arbre, Élise s’est vite retrouvée couverte de fourmis.

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Mais cela n’avait aucune importance car Élise avait déjà retrouvé son beau sourire grâce aux trésors que toutes les mamans ont dans leur besace et qui, ici, s’étaient matérialisés sous la forme… d’une cannette de Canada Dry!!! Le bonheur total!!!

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Breuvage en main, nous avons donc pu nous mettre en quête des garçons qui avaient pris pas mal d’avance (si vous observez bien, vous verrez le T-shirt bleu de Lucas entre les arbres en haut de la falaise de l’arrière-plan).

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Là, nous avons décidé de stopper la visite du site pour faire une pause plage, bien appréciée. Bien qu’il y avait beaucoup de monde (quelle idée de choisir un dimanche pour se rendre sur un des plus belles plages de la péninsule!), la baignade dans les eaux turquoise sur fond de site archéologique avait quelque chose de sensationnel.

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Bon, les vagues ont quelques fois eu raison de Lucas et Élise, mais ils adorent ça (malgré les apparences).

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On est tout de même restés très longtemps sur la plage, sur laquelle on a même brièvement pique niqué de quelques victuailles empruntées au buffet matinal de l’hôtel, puis nous avons poursuivi la visite du site archéologique en remontant sur la falaise.

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Elise s’est illustrée par sa connaissance du langage iguane, s’entretenant avec un spécimen particulièrement obèse qui se faisait dorer la pilule dans le coin.

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Lucas fait le maya. Notez qu’il est en maillot de bain et T-shirt nautique puisque, croyant avoir oublié le tout, il s’est baigné tout habillé pour découvrir ensuite qu’il avait effectivement le nécessaire au fond du sac, une fois que ses habits de ville étaient tout trempés.

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De retour à Puerto Aventuras par le colectivo, il a fallu marcher à nouveau 30 minutes pour rejoindre l’hôtel mais, en fin de journée, la température était nettement plus supportable. Bilan de la journée 354 pesos, soit environ 28 dollars canadiens.