
Elise en a profité pour faire quelques pas de danse.

Au buffet matinal, c’était, comme tous les jours, la fête : cochonneries à volonté !

Chacun devait quand même ajouter un fruit ou un légume à son assiette très garnie par ailleurs : crêpe au coulis de chocolat, sandwich œuf jambon formage, etc.

Heureusement, toutes ces calories étaient ensuite consommées pendant les heures passées, sans se lasser, dans la piscine. Enfin, pas pour tous…

Lucas s’est même découvert un nouvel atout :


Il a eu tellement de succès avec sa gonflette, y compris auprès d’un groupe de jeunes espagnoles, qu’il a récidivé plusieurs fois jusqu’à la fin du séjour!
Le lendemain, nous allions à Cobá, la seule excursion que nous nous permettrons avec l’agence Sun Excursion qui organise les visites du coin. Pourtant une des moins chères, la balade nous aura coûté 337 dollars canadiens sans compter les souvenirs. Mais le site se trouve un peu plus loin que Tulum, dans la jungle, donc moins facile d’accès (quoiqu’on aurait surement pu s’organiser) et nous ne voulions pas rater l’opportunité de faire notre toute première ascension d’une pyramide maya et sans doute la dernière car, comme c’était déjà le cas à Chichen Itza, l’ascension sera interdite au public à partir de mai 2012.
La cité doit son nom, Cobá, aux cinq cenotes qui baignent la région, « kob » signifiant trouble et « ha » signifiant eau en maya. Il s’agit du site le plus important de la péninsule du Yucatán qui ne peut être comparé qu’avec Chichen Itza, son éternelle rivale. La cité s’étendait sur 70 km2 et développa un réseau de 45 sacbeob (routes empierrées) permettant de circuler entre les différents ensembles.
En pénétrant dans le site, on découvre une construction, appelée la Iglesia , ou l'église, une pyramide haute de 24 m, où, jusqu'à une époque récente on déposait des offrandes et du copal. Sur sa gauche, se trouve un tunnel en forme dite d'arc maya ou "faux-arc". Ce tunnel mène à une chambre sous la pyramide.



Le temps de flâner dans les ruines des bâtiments avoisinant et de prendre quelques photos…


…et nous avions déjà perdu le reste du groupe. C’est l’inconvénient avec ce genre d’excursions : pas moyen de visiter les sites à son propre rythme. Nous avons rattrapé nos compagnons d’un jour aux abords de l’un des jeux de balle (Pok-ta-pok ou juego de pelota maya) avec ses deux anneaux géants en pierre et ses têtes de mort sculptées au pied. En apparence un passe-temps banal, le jeu était en réalité d'inspiration rituelle et incluait des sacrifices humains. Sur chacun des côtés du terrain long de 32 m, se trouve un anneau dans lequel il fallait, sans s’aider des mains ni des pieds, faire passer une balle, appelée « kik », faite du latex récoltée de l’arbre « chicle ».

Ce sport d’élite était le prétexte à des paris aux enjeux énormes : la vie. Comme dit Hervé : « Perdre, c’est mal ».
Après encore bien de la marche, ponctuée de quelques arrêts devant des stèles, très nombreuses sur le site, nous sommes enfin arrivés à la pyramide de Nohoch (grand) Mul (montagne), enfouie dans la forêt yucatèque. D’une hauteur de 42 m, avec 120 marches, c’est la plus haute de la péninsule du Yucatan, surplombant la selva.


Au sommet, le panorama était époustouflant. L’occasion de prendre quelques photos…




…et de profiter de l’ombre que l’on arrive à trouver au sommet.

Evidemment, comme on a pris notre temps pour savourer le site, encore une fois, on était les derniers revenus en bas. Tous les autres avaient déjà filé vers le restaurant, la plupart en louant les services des tripoteurs qui attendaient les touristes échaudés par leur ascension sous le soleil et bien à point pour se faire délester de quelques centaines de pesos. Les enfants voulaient aussi faire comme les autres mais nous n’avons pas cédé et c’est à pied que nous avons fait le chemin du retour, dans le très joli cadre de la selva.

Le buffet du midi, tous entassés avec le flot de touristes déversé par autocars entiers, n’avait rien à voir avec notre petit pique-nique rustique sur la plage de Tulum et la bouffe n’était franchement pas bonne. En plus, c’était encore la course, il fallait avaler ça en quelques minutes chrono pour réembarquer au plus vite direction la prochaine étape : le village maya.
Honnêtement, même si c’est un village maya authentique et que ses habitants expliquent sincèrement leurs tâches quotidiennes et leur mode de vie en général, on n’était pas très à l’aise de s’immiscer ainsi dans la vie tranquille de ces gens, à prendre des photos comme dans un zoo. Élise a quand même pris quelques photos avec son appareil, dont deux de la petite école maternelle.




Évidemment, avant de finir la journée au cenote, passage obligé par les boutiques.

Il faut bien avouer qu’il y a pire pour finir une journée : le cenote à ciel ouvert qui fut le cadre de la baignade de la fin d’après-midi était d’une beauté incroyable, comme le sont d’ailleurs pratiquement toutes ces nappes d’eau limpide et bleu-vert, entourées de végétation luxuriante et de roche. Un véritable havre qui invite à la paix, malgré l’achalandage. Mais c’est sans compter sur les trois zozos qui foutent le bordel dans l’eau qui jouent à s’éclabousser en hurlant, et bien sûr en aspergeant au passage les touristes qui ont le malheur de se trouver à proximité. On peut dire qu’Élise, Lucas et Hervé ont bien profité de leur petit bain !

Et toujours les retardataires: c’est nous! Lucas et Élise étaient les derniers dans le cenote, pour le coup complètement déserté par les autres touristes qui se séchaient déjà (voire même avaient déjà rejoint l’autocar). Mais, au moins, ça a le mérite de donner des supers photos.


Il a fallu les appeler plusieurs fois avant de les décider à sortir.

Bilan: une belle journée tout de même, malgré le fait que l'on se soit un peu sentis comme dans un marathon, pour plus de 12 fois le prix de la journée à Tulum, avec en prime une tourista pour tous grâce au buffet même pas bon. Mais on n'a pas pour habitude de regretter ce que l'on entreprend alors on était bien contents de nos visites!



































